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Deuxième épisode de notre série sur la dernière édition Flupa UX Days 19, avec notre équipe de designers et PO qui a pu suivre l’ensemble des conférences : Nadège BIDE, Guillaume MARGUET, Jolanta USCILAITYTE, Leila MAILLOT, Franck BUSCAJA, Louise GAZEAU

Les méthodes décrites dans cette série, nous les mettons en œuvre au quotidien chez VNEXT et sommes ravis de partager avec vous notre synthèse.

 

“Quand le designer perd le contrôle”

par Jean-Yves Rigal

Vidéo de la présentation ici : https://www.youtube.com/watch?v=F5r3hLHap2o&list=PLIgLhmTe1f7LH0Q3MXCLTUbIaGsZjvExs&index=4

 

 

 Jean-Yves Rigal s’est posé la question du rôle du designer et son évolution du XXème siècle à nos jours. Aujourd’hui, le designer n’est plus seul. Il travaille et collabore en équipe. Il peut être avec d’autres congénères designers ou bien entouré au sein d’un groupe de travail avec des développeurs.

Lors de projet avec des entreprises, il y a différents niveaux d’autonomie par rapport au design. De la dépendance totale « Fais-le à ma place » au « J’ai besoin de ton aide de temps en temps ».

Jean-Yves l’affirme : en tant que designer, nous ne pouvons pas garder tout ce savoir pour nous seuls. Il faut le transmettre, expliquer sa méthodologie, ses outils à autrui. Une équipe se doit de passer de la dépendance au designer à l’autonomie quasi-totale.

Pour accompagner le client vers l’autonomie, il faut lui apporter la connaissance, les bons outils et changer de posture : il faut que le designer ne soit plus un exécutant mais un médiateur.

On peut se demander alors : 

« Mais finalement, a quoi je sers ? Suis-je toujours utile ? » 

Jean-Yves insiste en expliquant que c’est mathématique : lorsqu’un designer intervient dans une équipe, plus celle-ci est mature en termes de design, plus l’expérience est de qualité. Il ne faut donc pas avoir peur de partager son pouvoir, il le faut même.

Jean-Yves Rigal en est convaincu : Le designer va devenir inévitablement coach

Tout le monde peut travailler sur l’Expérience Utilisateur, il nous faut l’accepter et surtout transmettre.

 

 

“Design et stratégie : pourquoi et comment se mêler des affaires des autres ?”

par Morgane Peng, Société Générale

Vidéo de la présentation ici : https://www.youtube.com/watch?v=_CjFJPJ_BJM&list=PLIgLhmTe1f7LH0Q3MXCLTUbIaGsZjvExs&index=3

Powerpoint de la présentation ici : https://speakerdeck.com/morganepeng/fr-design-et-strategie-pourquoi-et-comment-se-meler-des-affaires-des-autres

A travers 3 personae sur le Design, Morgane Peng identifie les freins et les blocages que peut rencontrer un UX designer. Elle nous partage ses astuces ainsi que ses conseils pour y faire face. Ces 3 personae sont : Jean l’hostile, Paul le méprisant et Audrey la manipulatrice. 

 Jean l’hostile peut poser ce genre de questions à l’UX Designer :

 » Tu peux rendre ça joli ? « 

« Je sais ce qu’il leur faut ! »

Il n’a pas la même culture et donc pour communiquer avec lui, nous pouvonspar exemple citer un autre client qui a appliqué l’UX design chez lui et pour qui tout s’est bien déroulé : afin de donner un « Effet de groupe ». Il faut amener des sources et des outils d’informations pour prouver à Jean la pertinence de l’UX design. 

Paul le méprisant peut demander :

« Tu peux faire l’UX ? »

« Juste une revue ça ira. »

Il a un problème d’organisation, ce que Morgane nous présente comme « la différenciation organisationnelle ». Il ne perçoit pas très bien ce que fait réellement un UX designer.

Pour convaincre Paul, nous pouvons l’éduquer sur notre méthodologie, par le biais de formations internes par exemple. Ce qu’il faut surtout, c’est parler la même langue que celle de l’entreprise, car chaque métier a son propre point de vue sur le sien et sur celui des autres.  

Et enfin en dernier, Audrey la manipulatrice. Ses citations préférées comprennent :

« Tu peux ajouter un effet wahou ? »

« Faire un mix entre les applis. »

Elle a des enjeux business. La manipulatrice se sert du design pour camoufler des problématiques business. Pour travailler avec elle, nous devons tout d’abord nous sensibiliser au business.

Avec cette conférence, Morgane souligne qu’il est important que l’UX Designer soit un allié, et non une ressource inépuisable de jolis écrans. Il faut savoir dire non lorsque la demande n’est en rien conforme avec les missions de l’UX Designer.  

  

 

 

“More than metrics”

par Marc Stickdorn

Vidéo de la présentation ici : https://www.youtube.com/watch?v=_CjFJPJ_BJM&list=PLIgLhmTe1f7LH0Q3MXCLTUbIaGsZjvExs&index=3

Marc est cofondateur et PDG de « More than Metrics », une société qui crée des logiciels de conception de services, tels que Smaply et ExperienceFellow.

Lors de cette conférence, Marc nous introduit le fait que les designers utilisent différents noms pour leur métier : UX design, design de service, design centré utilisateur…

Cependant il souligne que nous faisons en partie la même chose : nous souhaitons proposer une expérience sensible et sensée aux utilisateurs. La différence peut être dans le processus utilisé.    

Par exemple deux processus expliqués : The Squiggle et The Mayhem.

Marc revient aux bases en expliquant des étapes indispensables, comme le « Make Shitty First Drafts ». Car c’est en prototypant rapidement pour tester et refaire que nous pouvons aboutir à des expériences réussies.  

 

Il précise que les idées sont « cheap » et que les outils nous aident dans le processus, mais ce ne sont pas eux qui font notre projet. Marc l’affirme :

« L’idéation est surévaluée, le prototypage est sous-estimé »

Il ne faut pas oublier que les designers sont les agents du changement. Nous ne sommes pas créateurs de beaux outils. D’autres personnes peuvent très bien le faire. Mais notre responsabilité c’est d’initier un changement fondamental dans notre façon de vivre, jouer, travailler … Et ainsi de suite.  

Lire ou relire l’épisode 1https://www.vnext-group.com/2019/07/09/ux-design-series-by-vnext-ep1/